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Togo : l’ONMT veut sécuriser les certificats médicaux grâce à des vignettes d’authentification

L’Ordre a validé son nouveau plan stratégique et abordé plusieurs mesures destinées à mieux encadrer la pratique médicale.

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L’Ordre national des médecins du Togo (ONMT) entend améliorer la qualité des soins et mieux protéger les patients. Réuni en assemblée générale extraordinaire le samedi 17 octobre 2026, à Lomé, l’Ordre a validé son nouveau plan stratégique et abordé plusieurs mesures destinées à mieux encadrer la pratique médicale. La lutte contre l’exercice illégal des professions médicales figure également parmi les priorités.

Au-delà des orientations stratégiques, cette rencontre a permis aux membres de la corporation d’examiner des questions touchant directement à la relation entre médecins et patients, à l’authenticité des certificats médicaux et aux conditions d’exercice de la profession.

Parmi les principales décisions figure la validation du deuxième plan stratégique de l’ONMT, qui guidera les actions de l’organisation au cours des cinq (5) prochaines années. Les participants ont également évoqué la mise en place d’un centre d’écoute médical au siège de l’Ordre, grâce à un financement de l’Organisation ouest-africaine de la santé (OOAS).

Dr Anthony Beketi Katanga, Président du Conseil de l’ONMT

« Cette structure permettra aux patients de signaler les difficultés rencontrées dans leur parcours de soins, notamment les problèmes liés à la qualité des prestations ou aux comportements inappropriés de certains médecins. Une salle de médiation est également prévue pour favoriser le dialogue entre les parties et rechercher des solutions à l’amiable, lorsque la situation le permet. L’objectif est de préserver autant que possible la relation de confiance entre le patient et le professionnel de santé, souvent fragilisée par les différends », a souligné Dr Anthony Beketi Katanga, président de l’ONMT.

L’assemblée générale a, par ailleurs, abordé l’élaboration d’un guide des certificats médicaux. Ce document doit contribuer à limiter les fraudes et la délivrance de faux certificats par des personnes non habilitées. L’apposition de vignettes d’authentification est envisagée pour faciliter l’identification des certificats délivrés par les professionnels compétents.

Les frais d’inscription au tableau de l’Ordre ont également été examinés, avec une attention particulière aux solutions à trouver pour les médecins retraités. 

L’autre enjeu majeur abordé concerne la lutte contre l’exercice illégal des professions médicales. Selon le Dr Sama-Tchindo Marius, consultant auprès de l’ONMT, le projet porté par l’organisation vise à améliorer la qualité des soins tout en promouvant une pratique médicale empathique et bienveillante.

« La démarche repose sur trois (3) axes, notamment le renforcement de la gouvernance et de l’application des textes réglementaires, la lutte contre les structures illégales et l’accompagnement des centres pouvant être régularisés, ainsi que la sensibilisation des populations aux risques encourus et aux voies de recours disponibles », a-t-il expliqué.

Les chiffres avancés illustrent l’ampleur du phénomène. Sur environ 2 100 structures recensées, près de 1 300 relèvent du secteur privé. Parmi celles-ci, seules 359 disposent d’un agrément, selon les données présentées par le consultant. Cette situation laisse apparaître près d’un millier de centres privés de soins qui ne seraient pas autorisés à exercer.

Vue partielle des participants

Pour l’ONMT, cette prolifération constitue un défi sanitaire important. Les patients qui fréquentent des établissements non agréés peuvent s’exposer à des prises en charge inadaptées, avec des conséquences potentiellement graves pour leur santé.

Pour inverser cette tendance, le projet prévoit également de renforcer l’application des dispositions du Code de la santé publique. Plusieurs textes réglementaires attendent encore d’être pris par les autorités compétentes. Le fonctionnement de certains services de contrôle, notamment l’Inspection générale des services de santé, représente aussi un enjeu pour assurer une surveillance plus efficace du secteur.

À ces difficultés institutionnelles s’ajoute le manque d’information des populations. Beaucoup de patients ne mesurent pas suffisamment les risques liés au recours à des structures sanitaires non autorisées.

Face à ces constats, l’ONMT annonce la mise en place d’un cadre permanent de concertation avec les ministères chargés de la Santé, de la Sécurité et de la Justice. Des opérations de contrôle conjointes sont également prévues afin de mieux identifier les structures illégales, de favoriser la régularisation des établissements éligibles et de lutter contre les pratiques non conformes.

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