Le sénateur togolais Abass Kaboua est décédé le mercredi 8 avril 2026 aux environs de 21 heures à l’hôpital Dogta-Lafiè, selon des sources proches de sa famille. Il s’est éteint à l’âge de 61 ans.
Sa disparition intervient dans un contexte particulier, marqué par une succession de rumeurs récurrentes annonçant à tort sa mort sur les réseaux sociaux au courant du mois de mars. Un mois après ces rumeurs la triste nouvelle surprend plus d’un.
Ses dernières heures de vies ont été marquées par une longue maladie qui avait considérablement affaibli son état de santé. Sa dernière apparition publique lors d’un événement à Danyi en dit long. L’état de santé du président du Mouvement des Républicains Centristes (MRC) s’était fortement dégradé, le rendant grabataire.
Figure bien connue de la scène politique togolaise, Abass Kaboua s’était d’abord imposé comme un opposant radical au cours des années 2010. Il se distinguait alors par ses prises de position fermes et ses critiques virulentes à l’encontre du régime de Faure Gnassingbé, ce qui lui avait conféré une visibilité notable au sein de l’opposition.
Au fil du temps, il opère toutefois un tournant stratégique en adoptant une posture plus modérée. Ce repositionnement progressif l’amène à soutenir certaines actions du pouvoir en place, un choix qui suscitera débats, critiques et incompréhensions dans une partie de l’opinion publique.
Ce virage politique s’accompagne d’une ascension dans les sphères institutionnelles. Abass Kaboua est élu député à l’Assemblée nationale en 2019, avant de devenir adjoint au maire de Danyi 1. Plus récemment, il accède à la fonction de sénateur par nomination de Faure Gnasingbé, consacrant ainsi son intégration dans l’appareil institutionnel.

