Convention de Minamata : une rencontre clé sur les méthodes d’identification et d’analyse du Mercure au Togo

0
712

Le Togo accueille ces 24 et 25 juin 2024, un atelier de formation pour renforcer les capacités des acteurs des pays membres de la CEDEAO (Burkina Faso, Sénégal et Togo) dans la mise en œuvre des Articles 3 et 4 de la Convention de Minamata.

Cette formation vise à améliorer le cadre juridique et les capacités institutionnelles afin de gérer efficacement le mercure, classé par l’OMS au rang de métal lourd toxique.

La rencontre va essentiellement se concentrer sur la formation des contrôleurs et techniciens de laboratoire sur les méthodes d’analyse avancées pour identifier, détecter et quantifier le mercure ainsi que les procédures de notification régissant les importations et exportations de mercure élémentaire et de produits contenant du mercure.

Pour Kayi Ajavon, Point focal de la Convention de Minamata au Togo, « le sujet est d’une grande importance car il s’agit surtout d’un problème de santé publique. »

En effet, depuis les évènements qui se sont passées au Japon entre 1932 et 1959 où à la suite de la consommation de poisson, environ de 50.000 personnes ont été intoxiquées et près de 900 décès enregistrés de 1949 à 1965, la communauté internationale a adopté le 10 octobre 2013, la convention de Minamata sur le mercure.

« Cela fait bientôt 11 ans que cet instrument juridique de portée internationale a été signé et ratifié par le Togo mais on déplore très peu d’avancées dans sa mise en œuvre », précise Kayi Ajavon.

Madame Kayi Ajavon, Point focal de la Convention de Minamata au Togo

« Ce projet nous donne l’opportunité de pouvoir améliorer les connaissances des acteurs et susciter leur contribution pour l’attente des objectifs de la convention de Minamata », a-t-elle ajouté.

Pour sa part, la Directrice de l’Environnement, Yaou Mery, représentant le ministre de l’Environnement à l’ouverture de cette formation, rappelle que « le mercure est utilité dans plusieurs procédés de fabrication et contenu dans beaucoup de produits utilisés usuellement comme les cosmétiques, les amalgames dentaires, les thermomètres, les tensiomètres, les lampes, les piles et batteries, les nanomètres et jauges contenant du mercure, les équipements de laboratoires médical. »

Madame Yaou Mery, Directrice de l’Environnement

Les professionnels de santé et les artisans miniers sont plus exposés lors de la pose des amalgames dentaires, au cours des consultations des patients et pendant l’extraction et le traitement de l’or.

« La problématique du mercure est d’autant plus préoccupante qu’il est prouvé qu’une concentration élevée entraîne des dommages au cerveau, aux reins et au système immunitaire. Afin de freiner les effets de contamination par le mercure, il est primordial d’œuvrer pour appuyer le développement de différentes approches stratégiques au niveau national et régional pour éliminer les circuits commerciaux illicites de mercure élémentaire. C’est dans cet élan qu’a été initié ce projet », a indiqué la Directrice de l’Environnement.

Laissez un commentaire

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît, tapez votre nom