Peter Nwachukwu, mari de la célèbre chanteuse gospel nigériane Osinachi Nwachukwu décédée en 2022, a été condamné à la peine capitale. La justice nigériane a tranché après des mois de procédure, concluant à un homicide volontaire dans un contexte de violences conjugales répétées.
L’affaire avait fait un tollé au Nigeria et dans le monde tout entier. Osinachi Nwachukwu, chantre respectée dans la sphère chrétienne et voix emblématique du gospel africain, était décédée en avril 2022 à Abuja des suites de violences conjugales de la part de son mari, Peter Nwachukwu.
Celle qui était connue pour sa voix posée sur le célèbre morceau « Ekwueme », vivait un véritable calvaire. Après son décès, plusieurs témoignages d’amis, de membres de sa famille et de collègues ont révélé qu’elle subissait depuis des années des violences physiques, psychologiques et émotionnelles de la part de son époux.
Arrêté peu après le drame, Peter Nwachukwu a été formellement inculpé de 23 chefs d’accusation, dont homicide volontaire et abus domestiques. Au cours d’un procès long et scruté par l’opinion publique, des preuves accablantes ont été présentées au tribunal. Témoignages de proches, rapports médicaux, récits de violences répétées pour ne citer que ceux-là, tout a convergé vers une même conclusion.
Le tribunal de la Haute Cour fédérale d’Abuja a estimé que Peter Nwachukwu était coupable de la mort de son épouse. Le juge a déclaré que son comportement violent, prolongé et répété, constituait une forme de torture qui a causé la mort de la victime.
Conformément à l’article 221 du Code pénal nigérian, qui prévoit la peine de mort pour les cas de meurtre, le tribunal a prononcé la condamnation à mort par pendaison. Une décision lourde, mais que certains considèrent comme un message clair contre l’impunité des violences faites aux femmes.
À travers les réseaux sociaux, de nombreuses figures religieuses et artistes gospel ont exprimé leur soulagement et leur tristesse. Si la peine de mort divise, beaucoup estiment qu’une justice a été rendue à Osinachi. Des associations de défense des droits des femmes ont également salué le verdict, appelant les autorités à renforcer la protection des victimes de violences domestiques.


