Eloi Adjavon est rentré dans l’histoire des Jeux Olympiques. Il est le premier triathlète à représenter son pays le Togo dans toute l’histoire des JO. En course ce mercredi, il s’est fait ‘laper’, ce qui l’a mis hors de la course face à ses concurrents. Mais cela n’a pas empêché le public à lui rendre un hommage bien mérité avec des ovations bien nourris. Il a même eu les honneurs des caméras de télévision.
En effet, l’épreuve du triathlon a eu lieu ce mercredi 31 juillet, peu après 10h30, dans des conditions assez rudes et qui ont mis à l’épreuve même les athlètes les plus aguerris pour la circonstance. Le Togolais Eloi Adjavon n’était pas du reste.
Une compétition dans des conditions très difficiles
Il a pris le départ de cette compétition difficile, débutant par une natation de 1,5 km dans la Seine, où un fort courant a compliqué la tâche. Malgré ces obstacles, il a su se battre et atteindre la première bouée.
« C’est un grand moment pour moi, c’est la première fois que je fais une course de cette envergure. C’était vraiment fort de m’aligner à côté des meilleurs du monde. Le début de natation s’est bien passé, j’étais dans le coup avec le groupe jusqu’à la première bouée à peu près mais après, avec le retour contre le courant, ça m’a poussé sur le côté, j’ai un peu perdu le contact du groupe et à partir de là c’était compliqué, je me suis progressivement retrouvé de plus en plus seule. J’ai concédé du temps à la sortie de la natation, ce qui fait qu’à vélo, j’étais seul », a expliqué l’athlète au micro de RMC Sport.
Eloi Adjavon ‘LAPé’
Sur le parcours de vélo de 40 km, Eloi a géré la distance avec détermination, mais a dû faire face à des concurrents d’un niveau exceptionnel. Contrairement aux rumeurs qui circulaient sur les réseaux sociaux, il est important de clarifier qu’Eloi Adjavon n’a pas abandonné la course. En réalité, il a été « LAPé », c’est-à-dire qu’il a terminé avec un retard d’un tour par rapport au premier, une situation qui a également concerné d’autres triathlètes, y compris un Marocain et un Mauricien.
« Je voulais vraiment faire un tour parce que je savais qu’il y avait ma famille à côté, je voulais passer devant eux, je les ai salués. Ensuite, sur les Champs Elysée, je voyais que ça revenait derrière. Je me suis dit : ’vas y, profites-en, échange avec le public’, je les saluais, ils me donnaient de l’énergie, ils me soutenaient et ça, c’était vraiment beau. J’ai failli pleurer », a-t-il indiqué.
Une admiration pour les JO et ses valeurs
Depuis longtemps, Eloi Adjavon a une forte admiration pour les Jeux Olympiques de par les valeurs qu’ils prônent. Il ne l’a d’ailleurs pas caché à la fin de sa course. « J’ai toujours eu une admiration pour les JO, leurs valeurs et pour le concept de faire partie des meilleurs athlètes du monde. Ça a toujours été pour moi un rêve d’y participer. J’ai été pris dans les études, j’ai un peu arrêté le sport et arrivé à mes 28 ans, je me suis dit Eloi : ‘si t’as envie de faire quelque chose, c’est maintenant ou jamais. »
Une fierté malgré les difficultés
Quoiqu’il regrette cette situation, le triathlète togolais se réjouit de sa performance et de son rêve olympique. « J’étais très fier après mes coups de bras de lever la tête et de voir que j’étais devant le Sud-Africain Henri Schoeman, ça n’a pas duré longtemps mais c’était une petite victoire », se réjouit-il.


