La haute cour militaire de la République démocratique du Congo a condamné, mardi à Kinshasa, l’ancien président Joseph Kabila (2001-2019) à la peine de mort. Il a été reconnu coupable de crimes de guerre et de trahison pour sa complicité présumée avec la rébellion de l’AFC/M23.
Le verdict, prononcé après près de trois mois de procès, retient plusieurs infractions : viol, meurtre, complot, propagande de crimes de guerre, organisation d’un mouvement insurrectionnel et participation criminelle avec l’AFC/M23.
En plus de la peine capitale, Joseph Kabila devra verser 29 milliards de dollars de dommages et intérêts à l’État congolais, ainsi que 2 milliards aux provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, parties civiles dans l’affaire. La cour a toutefois écarté la confiscation de ses biens.
L’ancien président n’a pas comparu au procès et n’a pas mandaté d’avocat. Son parti a dénoncé une procédure politique, qualifiée de « procès bidon ».
Cette décision survient alors que le M23, accusé par Kinshasa d’être soutenu par le Rwanda, contrôle plusieurs zones stratégiques dans l’Est du pays. Les juges estiment que M. Kabila aurait entretenu des liens directs avec ce mouvement rebelle.
C’est la première fois dans l’histoire du pays qu’un ancien chef de l’État est condamné à une telle peine.


