Dans une décision sans précédent ce dimanche, les Chefs d’État du Burkina Faso, de la République du Mali et de la République du Niger ont annoncé le retrait immédiat de leurs pays de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).
Les leaders putschistes, invoquant des divergences fondamentales avec les orientations actuelles de l’organisation, soulignent la nécessité de préserver la souveraineté de leurs nations.
Les trois Chefs d’État, le Capitaine Ibrahim Traoré, le Colonel Assimi Goïta et le Général de Brigade Abdourahamane Tiani, font part de leur déception quant à l’éloignement de la CEDEAO des idéaux de fraternité, de solidarité, d’entraide, de paix et de développement qui ont inspiré sa création il y a près de cinq décennies.
Ils accusent également l’organisation de trahir ses principes fondateurs en adoptant des positions contraires au panafricanisme. La principale critique des leaders concerne le manque de soutien de la CEDEAO dans la lutte existentielle contre le terrorisme et l’insécurité.
Ils dénoncent fermement les sanctions imposées par l’organisation, qualifiées d’illégales, illégitimes, inhumaines et irresponsables. Ces sanctions auraient, selon eux, affaibli davantage les populations déjà affectées par des années de violence orchestrée par des groupes terroristes.
La décision de retrait, prise en toute souveraineté, vise à répondre aux attentes, préoccupations et aspirations des populations des trois nations. Elle soulève des questions sur l’avenir de la CEDEAO et met en lumière les tensions croissantes au sein de l’organisation régionale. Les regards sont désormais tournés vers les développements futurs et les implications de cette rupture historique.


