Fin de la rencontre des acteurs de l’Eglise Evangélique Presbytérienne du Togo sur l’engagement solidaire pour la justice économique et la lutte contre le changement climatique. Organisée par le Direction de la Solidarité Chrétienne de l’EEPT en collaboration avec la Mission de Brême, la rencontre de 3 jours a vu la participation de près de 40 acteurs issus des sept régions ecclésiastiques de l’Église Évangélique Presbytérienne du Togo (EEPT).

Au terme de ces trois jours de formation, les participants repartent mieux équipés pour aborder au mieux les défis environnementaux et économiques dans leurs communautés de base. Cette rencontre marque ainsi une base solide dans l’engagement des leaders à mener un combat actif et solidaire dans la lutte contre le changement climatique et ses répercussions économiques.

« Nous avons défini les concepts essentiels pour permettre à chacun d’identifier et de nommer les phénomènes observés. Nous avons donc approfondi la compréhension du climat, en le mettant en perspective avec la météo, puis nous avons abordé les manifestations du changement climatique, notamment la hausse des températures, les phénomènes extrêmes, les vagues de chaleur, et bien d’autres. Par la suite, nous avons discuté des valeurs de justice, de paix, et d’intégrité dans notre relation avec la création, car ce sont elles qui fondent l’action de l’Église », a expliqué M. Togbonou Koffi, expert en environnement et en responsabilité sociale, invité pour cette formation.


Pour sa part, le Pasteur Jean Luc Nomenyo a indiqué que la foi et l’engagement écologique sont indissociables pour l’Église Évangélique Presbytérienne du Togo. « L’Église Évangélique Presbytérienne du Togo (EEPT) s’engage activement dans cette cause afin de jouer pleinement son rôle. Notre déclaration de foi affirme que ‘nous sommes des collaborateurs de Dieu‘. Étant donné qu’il est le créateur de tout ce qui existe, nous avons le devoir de prendre soin de la création ainsi que des créatures. Il est crucial que chaque fidèle comprenne que nous ne sommes que des intendants de ce que Dieu nous a confié, et que nous devons le préserver pour vivre en harmonie dans notre environnement et mener une vie épanouie. Ce message est essentiel, et il est temps pour chacun d’entre nous de s’engager activement dans la protection de notre environnement », a-t-il indiqué.

Selon les organisateurs de cet atelier avec à sa tête le Pasteur Paulin Sueto VOUKE-WOLEDZI, Directeur de la Solidarité Chrétienne et responsable de l’Organisation Chrétienne d’Appui au Développement (OCAD), il est urgent de protéger la création divine et cela impose une réflexion et une mobilisation collective. « Cet atelier est une réponse à la réalité indéniable des menaces qui pèsent sur la création dans son ensemble. Ignorer la dégradation de notre environnement, parfois grave et regrettable, serait comme nier notre propre existence. Ce que Dieu nous a offert gratuitement est aujourd’hui en péril, et malheureusement, nous en sommes souvent les artisans. Cet atelier est donc une occasion de pause et de réflexion, pour engager d’autres personnes à nos côtés et prendre un engagement ferme en faveur des valeurs porteuses de vie », a-t-il indiqué.

Il se dit d’ailleurs satisfait des messages portés à l’attention des participants. « Je me réjouis de cet engagement que nous portons en nous-mêmes et que nous désirons transmettre autour de nous. Ce groupe rassemble des pasteurs, des jeunes, des responsables de cultes pour enfants, des animateurs sociaux, et bien d’autres. Nos conseillers pédagogiques diffuseront ce message sur le terrain, et nous espérons obtenir des résultats convaincants et durables », a ajouté le Pasteur Paulin Sueto VOUKE-WOLEDZI, Directeur de la Solidarité Chrétienne et responsable de l’Organisation Chrétienne d’Appui au Développement (OCAD).

Pour le collège des moniteurs des cultes d’enfants, il est crucial de sensibiliser les jeunes générations dès le bas âge. C’est d’ailleurs un enjeu fondamental dans la lutte contre le changement climatique. « Cette formation arrive à point nommé, face aux défis urgents du changement climatique qui concernent désormais toutes les couches sociales. Nous avons identifié des axes prioritaires, comme la protection de l’environnement à tous les niveaux, et particulièrement auprès des enfants. Il est essentiel de leur transmettre dès le plus jeune âge une éducation à l’écologie pour qu’elle se diffuse dans les générations futures », a déclaré Agouvi Dieudonné, participant en tant que représentant des moniteurs d’enfants.

Des stratégies et actions sont déjà pensées afin de mieux en arriver à l’objectif fixé. « Nous allons les sensibiliser à des gestes citoyens : éviter de jeter des sacs plastiques partout, éteindre les lumières inutilisées, ne pas polluer la nature, ne pas obstruer les caniveaux avec des déchets. L’Église est aujourd’hui un canal privilégié pour atteindre l’ensemble de la société. Les parents viennent à l’église avec leurs enfants, qui, à leur tour, pourront partager ces valeurs dans leurs écoles et au sein de leurs groupes d’amis, diffusant ainsi le message de protection de l’environnement », a-t-il ajouté.





