Trading : procès ouvert contre 33 responsables de sociétés dont Awaga

0
846

Le procès des responsables des sociétés de trading arrêtés en octobre 2021 au Togo débutera le 15 janvier prochain à Lomé. Trente-trois (33) directeurs de sociétés et leurs collaborateurs sont convoqués à comparaître devant la chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Lomé. Parmi eux figurent les propriétaires de CACESPIC-IF SARL et de J-Global Capital, Yaovi Dodji Diogo et Kossivi John Dogbevi, respectivement.

Les prévenus sont principalement accusés d’exercer des activités de trading, une pratique jugée illégale au Togo. Ils ont été arrêtés en 2021 après avoir collecté des milliards auprès de la population togolaise. Ne parvenant pas à rembourser les investisseurs, ces responsables de sociétés refuseraient de coopérer avec les autorités pour mettre en place une solution de remboursement.

La liste des responsables des sociétés de trading mis en cause

Les personnes impliquées dans ce procès sont les suivantes :

  1. ABIDOKO (SAR)
  2. ADETI Steven
  3. ADETI Yaovi Edem
  4. ADJIKOU Atsrobo Eyram (dit Maranatha)
  5. ADOU Aly Diallo
  6. AKPABLA Kokou Mensah
  7. ALATCHAO Aniki Amed
  8. ALLEY Godwin
  9. AMANA Balakyem Justin
  10. AMEDIAME Koffi Edoh
  11. AMEGANVI Edem
  12. AMENDENDI Koami Seyram
  13. APEVON Akou Chimène
  14. ATTI Yaminou Rabiou
  15. AWAGA Koffi Justin
  16. AZIABLE Komlanvi
  17. BAGNON Tairou
  18. BENSANH Afi
  19. BOCCO Kwasi Biova
  20. BODJONA Mazalo Sonia
  21. DEGBEVI Kossivi John
  22. DIOGO Yaovi Dodji (dit Hugues)
  23. DJILAN Komlan Dodji
  24. DOGNAGLO Kodjovi Félix
  25. GANDIGBE Wilfried Roger
  26. KONDI Emmanuel
  27. KPATCHA Jean-Paul.
  28. KPELLY-GODZO Sename (alias Simplice)
  29. LOKO Ogbohoun
  30. MESSAN Tèko
  31. SEDZRO Messan Edem
  32. SEWODO Kodjovi (dit Junior)
  33. TAMAME Bendari Djambebou

Accusations de financement du terrorisme

Les 33 accusés sont liés à des sociétés de trading non agréées. Ces structures, dans le cadre de leurs activités, proposent des formations dans divers domaines tels que la finance, l’agriculture, l’immobilier, le transport, les investissements sociaux, la vente de produits électroniques et d’automobiles. Elles ont collecté des fonds auprès du public et ont offert des contrats d’investissement basés sur l’économie numérique, promettant des rendements de 50 à 100 % dans un délai court.

Les prévenus sont également accusés d’avoir effectué des transferts de biens qu’ils savaient, ou auraient dû savoir, provenir d’activités criminelles, dans le but de dissimuler ou de déguiser leur origine illicite. Ils sont également soupçonnés de dissimuler ou de déguiser la nature, l’origine, l’emplacement et la disposition des biens en question, ainsi que de leur propriété réelle.

Ces faits sont qualifiés de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme, conformément aux articles 448 et 452 du nouveau code pénal et aux articles 7, 113 à 117 de la loi uniforme n°2018-004 du 4 mai 2018 relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme dans les États membres de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA).

Laissez un commentaire

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît, tapez votre nom