Yas FIMO 228 : la 13e édition lancée avec une masterclass d’envergure

Cette masterclass marque le lancement officiel des activités de la semaine de la mode.

0
64

La capitale togolaise confirme son statut de carrefour africain de la création. Dans le cadre de la 13e édition de Yas FIMO 228, placée sous le thème « Naître & Renaître », une masterclass dédiée aux mannequins s’est tenue ce mardi 24 février 2026 à l’Institut Français du Togo, marquant le lancement officiel des activités de la semaine de la mode.

Pendant plusieurs heures, mannequins professionnels, coachs, top models, membres du comité d’organisation ainsi que les représentants du Sponsor officiel, Yas Togo, ont échangé autour des fondamentaux du métier : codes du podium, techniques de démarche, déontologie, gestion de l’émotion et compréhension des exigences des créateurs.

Pour Dela Djaou, Chargé de Communication chez Yas Togo, l’événement dépasse le simple cadre national. « De façon très factuelle, Lomé devient la capitale de la mode en Afrique cette semaine. Yas accompagne FIMO depuis des années et nous tenons cette promesse dans la durée. Cet événement a une dimension panafricaine et internationale, notamment avec Yas FIMO France. Il était naturel pour nous de nous aligner sur une initiative qui rassemble le Togo et l’Afrique autour de la créativité », soutient-il.

La Table d’honneur

Selon lui, ce master class constitue une étape stratégique pour garantir la qualité des défilés prévus lors de la grande apothéose des 26, 27 et 28 février prochains. Une seconde session de formation est d’ailleurs programmée afin d’approfondir les acquis des participants. « Les mannequins, qu’ils soient locaux ou internationaux, ont été édifiés sur les règles de l’art. Nous pouvons nous attendre à un événement d’un très haut niveau », a-t-il ajouté.

Invité à partager son expertise, le designer Helmer Joseph a insisté sur la distinction fondamentale entre l’univers des concours de beauté et celui du mannequinat professionnel. « Être miss et être mannequin sont deux choses différentes. Le mannequin n’est pas là pour se mettre en valeur, mais pour mettre en valeur le vêtement. Il est l’interprète du créateur », rappelle Joseph.

À travers des exemples concrets, le designer a détaillé les exigences techniques du podium :

  • ne pas croiser les bras avec un veston travaillé aux manches ;
  • ne pas relever une robe longue pensée pour tomber parfaitement ;
  • adopter la posture adéquate pour éviter les plis sur un pantalon.

Pour lui, le mannequin est « l’ambassadeur de la marque via le vêtement ». Une responsabilité qui requiert précision, discipline et compréhension du langage professionnel propre au milieu de la mode. Il compare même cette exigence à celle du monde médical. « Dans toute profession, il y a un vocabulaire, une méthodologie. On ne s’improvise pas », a indiqué le designer.

La 13e édition de Yas FIMO 228 s’annonce ainsi comme une plateforme stratégique de valorisation des stylistes africains et internationaux. Défilés, rencontres professionnelles et formations rythmeront cette semaine consacrée à la créativité.

Au-delà du spectacle, l’événement confirme la montée en puissance de Lomé comme hub culturel régional, capable de fédérer talents locaux et acteurs internationaux autour d’une industrie en pleine structuration.

La grande apothéose prévue en fin de semaine promet de révéler, une fois encore, le dynamisme et l’ambition de la mode africaine contemporaine.

Laissez un commentaire

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît, tapez votre nom