La scène du Festival International de la Mode au Togo (FIMO) a une nouvelle fois confirmé, lors de sa soirée dédiée aux créateurs africains ce vendredi 27 février 2026, son statut de vitrine majeure de la créativité contemporaine du continent. Placée sous le thème évocateur « Naître et renaître », cette soirée a réuni 10 créateurs venus exclusivement d’Afrique, notamment du Bénin, du Burkina Faso, de la Guinée équatoriale, du Nigeria et du Togo, dans une célébration esthétique.
Durant plusieurs heures, les stylistes invités ont proposé bien plus qu’un simple défilé. À travers tissus, coupes et mises en scène, les créations ont effectué un véritable voyage à travers l’histoire africaine, revisitant les périodes anciennes jusqu’aux expressions contemporaines de l’identité culturelle du continent. Les signatures de Jacques Logoh, Queen Amivi, Bahy’s ou encore Ekaa ont ainsi transcendé les époques, offrant au public un spectacle où tradition et innovation dialoguaient avec audace.
L’ambiance artistique a également été portée par des prestations musicales, dont celle de la diva nationale Bibi Reine, venue renforcer la dimension festive et culturelle de la soirée. Entre performances scéniques, passages chorégraphiés et silhouettes affirmées, mannequins et créateurs ont contribué à une atmosphère unanimement saluée par les invités.
Si le public a mis du temps à occuper l’ensemble des sièges en début de soirée, une réalité régulièrement observée lors des grands rendez-vous culturels à Lomé, l’affluence a finalement répondu aux attentes des organisateurs, permettant au spectacle de se dérouler devant une salle pleinement acquise à la cause de la mode africaine.
Parmi les spectateurs, l’enthousiasme était perceptible. « C’était magique », confie Godfrey A., tout en reconnaissant être resté « sur sa soif », espérant davantage « d’artifices et d’audace ». Une attente partagée par une partie du public, signe d’un intérêt croissant pour des productions toujours plus ambitieuses. Madame Aurélia, visiblement séduite, se projette déjà vers la suite du festival : « Si on nous propose ceci pour la soirée d’aujourd’hui, imaginez ce que ce sera de la grande apothéose de samedi. J’ai hâte. »


